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Le théâtre, un art pour mieux communiquer

20
août 2021
FRANKENSTEIN
Posté dans Théâtre par animact à 3:18 | Pas de réponses »
La première œuvre de Marie Shelley  :   

Première méprise habituelle sur cet anti-héros célèbre : Frankenstein n’est pas le nom de la « créature », mais celui de son créateur. Cette confusion révélatrice prend tout son sens au fur et à mesure de l’histoire. Elle s’inscrit dans la volonté de Mary Shelley, l’autrice du roman, de diriger son œuvre autour de nombreuses dualités : conscience de soi/volonté, science/morale, créature/créateur, inné/acquis, et ce pour un seul but : sonder les frontières de l’humain. Contrairement aux attentes, la créature est pourvue d’une rationalité très poussée, et convainc d’ailleurs son créateur sur bien des sujets. Elle présente toutes les caractéristiques d’un être humain, mais de manière plus intense : haine, amour, rancune, volonté… Si elle est décrite come un « monstre » et rejetée par tous les gens qu’elle rencontre, cette créature a bien des traits humains, car elle fait preuve tout au long de l’histoire de conscience de soi et de volonté. En revanche, c’est Victor qui est implicitement caractérisé comme un monstre, ne prêtant aucune attention aux conséquences de ses actes. En effet, c’est lui qui est obsédé par la création de la vie, n’écoutant personne, ce qui entraînera des conséquences désastreuses. Obsédé par son ambition, il est incapable de faire preuve de rationalité ni de prendre du recul. Pour preuve, il est le premier à prendre la fuite lorsqu’il réalise ce qu’il vient de faire, laissant en liberté totale une créature, certes monstrueuse, mais surtout sans repères.

 

Résumé de l’histoire Alors qu’il est sur le point de mourir de froid, Frankenstein est recueilli sur le bateau de Robert Walton, auquel il raconte son histoire.  Le jeune savant Victor Frankenstein se demande quelle est « l’essence même de la vie » et décide de créer un être vivant de toutes pièces. Sa création est un monstre qui mesure plus de 2 mètres ; il a une peau jaune laissant voir ses muscles et veines, un visage ridé, des cheveux abondants d’un noir brillant, des dents blanches et des yeux sans couleur. Une fois sa création terminée, par peur de la laideur de la créature qu’il a créée, Frankenstein prend la fuite, abandonnant sa créature. Le monstre tente de survivre et subit dégoût et peur par son apparence de la part de gens dans les lieux qu’il visite. Il décide de se cacher pour vivre et s’installe à son insu près d’une famille française, et s’instruit grâce à elle, il s’attache à elle et tente de se faire aimer de ses membres, mais dès qu’il se manifeste, il se fait chasser

 

La monstruosité de Victor FrankensteinSa décision de procéder à une expérimentation contrenature peut être vue comme monstrueuse en ce qu’elle contrevient aux lois de la nature. Une fois accompli, il aggrave son acte en abandonnant sa création. Il n’a aucune pensée pour ce qui pourrait advenir du Monstre. La culpabilité de Victor qui s’ensuit est évidente. Son incapacité à aimer un être qu’il a créé et son incapacité à prévoir la réaction du reste du monde quant à ses actions, son incapacité à comprendre le point de vue du Monstre, en font autant un monstre que les autres humains qui maltraitent le Monstre.

Créateur et création en viennent à se ressembler. Ce sont deux monstres qui en fin de compte se poursuivent à mort dans l’Arctique, même si, au moment de leur rencontre, ce sont deux être voués à la mort.


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